Surprise donc, mais également remise en question. Réflexion d'ordre culturelle. Méditation rubbishique. Pensées sociologico-éducatives... Tout cela en menant tout de même ma petite enquête et en tachant de comprendre où partaient les déchets pondichériens. Lorsque je suis arrivée ici, la question ne se posait que de manière abstraite, puisque je jetais mes ordures dans la poubelle de la cuisine de l'auberge « Le Rêve Bleu », qui m'accueillait pour mes premiers jours, et que mes déchets disparaissaient je ne sais trop comment. Mais la question me trottait dans la tête, et je me demandais comment j'allais faire, moi, quand j'habiterai dans mon petit studio, pour me débarrasser de mes sacs poubelles... Serai-je obligée de les stocker chez moi, ou bien devrai-je me résoudre à aller les empiler sur une des collines de plastique de la ville? Tournicotis mentaux, jusqu'à un beau matin, quand j'ai enfin compris que le coup de sifflet à 7 heures, tonitruant dans ma petite rue encore toute silencieuse, signalait le passage du ramasseur de poubelles, traînant derrière lui un grand chariot, version indienne de nos gros et puants camions.
Restait à savoir où allaient donc ces sacs après leur voyage sur cet engin à roulettes…Ce fut chose faite lorsque, lors d’un travail réalisé dans le cadre de mon stage, je découvris que les déchets de la ville étaient brûlés non loin de quartiers peuplés par des populations pauvres, celles-là mêmes auprès desquelles INDP était venu en aide, il y a 2 ou 3 ans, pour les aider à reconstruire des maisons dignes de ce nom...
Mais il me faudrait pas donner une image fausse de ce sujet en Inde: Augustin m'a dit que le poslystyrene et le plastique n'etaient pas si vieux que cela, et qu'avant l'introduction de ceux-ci les indiens utilisaient des materiaux biodegradables. Aujourd'hui encore, les ecolos indiens ne sont pas tant ceux qui participent au nettoyage de la cote -comme cela a ete fait le 25 septembre- mais, a mon humble avis, ce sont les petits vendeurs des rues qui me donnent du lemon rice emballe dans un feuille de bananier, elle meme enveloppee d'une feuille de papier journal...
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